Surpris par la nuit en montagne : l’arbre de décision

Il reste quarante minutes de jour, deux heures de descente, et une décision à prendre. C'est celle-là qui décide de la suite, pas la fatigue ni le terrain.

Il reste quarante minutes de jour, deux heures de descente, et une décision à prendre. C'est celle-là qui décide de la suite, pas la fatigue ni le terrain.

Il aboie, il avance, il fait quarante kilos. Il ne vous attaque pas — il vous évalue. Ce que vous faites dans les dix secondes qui suivent décide de la suite.

« Grand soleil, 24 degrés. » C'est la météo de Laruns. Vous, vous allez monter mille mètres au-dessus. Ce n'est pas la même journée.

Vingt mètres de neige dure en travers du sentier, à 2 200 m, en plein mois de juillet. Pas de quoi renoncer, se dit-on. C'est exactement là que ça glisse.